Non pas que je veuille étaler mes états d'âmes mais ... si....(j'assume)...
Des nouvelles on en apprend tous les jours, des bonnes, des moins bonnes, des bonnes qui ont quand même quelquepart un goût amère paradoxalement...des bonnes qui font sauter au plafond, des moins bonnes qui nous réjouissent quand même au fond (parce que nous sommes tous un peu malsains...). Mais quand tout vous tombe sur le coin de la gueule et que ce "tout" commence un peu à vous faire regretter votre départ dans cette aventure qui me parait fabuleuse au premier abord.... les choses se compliquent... le brouillard envahit la vue... et on décide de se protéger et de partir quand même en faisant l'égoïste, ou en gardant tout pour soi en se disant, "une fois là bas, tout ira mieux...loin des yeux loin du coeur...et ce sera mieux pour tous"....
Ce "tout" qui nous chagrine ça peut ressembler par exemple à une valise que l'on n'arrive pas à faire( oui faire et non pas bouclée car elle est loin d'être bouclée), qui à moitié pleine pèse déja 21.4kg pour 20kg autorisés (et il en manque des choses....), c'est un petit goût d'inachevé dans sa première vie (oui j'ai décidé que j'aurai trois vies, une avant stockholm, une pendant et une après), c'est de s'apercevoir qu'on ne maîtrise pas tout (même pas le destin des autres...et encore heureux quelque part..!), que certaines bonnes nouvelles comme on l'a dit auparavant sont difficiles à avaler, d'autant que c'est la deuxième du genre en quelques mois... c'est aussi cette énorme angoisse au creux du ventre qui vous pèse, qui vous étrangle aussi la gorge, qui vous chatouille le fond de l'estomac et vous donne envie de vomir (ou de disparaître six pieds sous terre)... Ce tout peut aussi ressembler au fait de se rendre compte de tout ce que l'on va laisser derrière nous pendant un an... sans être certain de tout récupérer de façon intacte...(il est évident que bien des choses vont s'abîmer dans cette histoire mais j'en prends le risque)...
Non je te rassure julie, je n'ai pas de petite cuillère ni de noyau de pêche à portée de main, et je vais m'arrêter là sinon vous aller avoir pitié de moi et vous allez être tentés d'abréger mes souffrances...(quelles souffrances vous interrogerez vous...!??!!.....hum hum.... et oui, partir un an en erasmus entraîne quelques souffrances il faut le dire...voilà la première que j'ai expérimenté).
Ce n'était pas grand chose, juste le petit coup de blues du moment à une semaine et demie du départ....ce n'est pas le premier, ce ne sera pas le dernier mais je vous épargnerai les prochains je vous rassure...

A tous ceux qui vont me manquer.....